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Paralysés par la politique de la peur |
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23-09-2010 |
 Poul Nyrup Rasmussen, président du parti socialiste européen, réagit à la prestation sarkozyste du dernier Conseil européen...
"Le Conseil européen de la
semaine dernière a été le théâtre d’une altercation embarrassante entre
conservateurs, singulièrement MM. Sarkozy et Barroso. Cet événement
montre ce qui arrive lorsque l’on joue avec la politique de la peur. Du
côté français, il n’aurait jamais dû y avoir cet appel cynique, qui
n’était rien de moins qu’une tentative de satisfaire la partie la moins
fréquentable de l’échiquier politique français. Les rôles joués par la
Commission européenne, et plus particulièrement M. José Manuel Barroso
et son alliée conservatrice Viviane Reding, ont montré à quel point une
réaction tardive pouvait être dommageable. Le dicton dit vrai: La peur
paralyse – et la politique de la peur risque bien de paralyser toute
l’UE.
La Commission aurait dû
(comme le disent certains progressistes, et notamment le PSE) lancer le
débat sur les Roms puis inscrire ce débat dans le cadre de l’inclusion.
Le Conseil de la semaine dernière aurait dû se
pencher sur la façon d’utiliser l’exemple des Roms pour appliquer notre
nouvelle charte des droits fondamentaux. C’est, en essence, la voie à
suivre si nous voulons créer une Europe progressiste qui puisse à
nouveau parler à tout le monde, une Europe qui fasse ressortir ce qu’il y
a de mieux en nous.
Les conclusions du Conseil sont axées sur la
place de l’Europe dans le monde. L’UE doit avant tout se définir comme
un espace qui est et qui restera toujours un lieu de tolérance. La
semaine dernière, les conservateurs ont failli au principe fondamental
de tolérance et d’inclusion.
Le rôle du PSE est de faire en sorte que cela ne se reproduise plus."
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